La Gendarmerie Territoriale (TER) assure les missions d’investigations judiciaires, de proximité et d’intervention en appui de la Gendarmerie Mobile (GM) sur l’ensemble du territoire vaudois. La TER est organisée en 4 arrondissements de Gendarmerie dans lesquels on retrouve 28 postes, 8 postes « antennes » et 2 postes de Gendarmerie mobile. L’activité des 250 collaborateur.trice.s de ce service est planifiée sur l’ensemble de la semaine (week-end compris) ainsi que par des permanences 24h/24h afin de répondre aux missions régionales ou lors de manifestations.
Les missions principales de la TER sont :
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Effectuer des enquêtes judiciaires à caractère local ou régional ;
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Traiter les réquisitions judiciaires selon les directives du Ministère Public ;
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Assurer des permanences judiciaires afin de prendre en charge le suivi de certaines affaires de la Gendarmerie Mobile ;
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Traiter les réquisitions administratives des autorités requérantes (Préfecture, Office des poursuites ; Services des automobiles et autres) ;
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Assurer les relations avec les partenaires locaux et les autorités communales ;
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Mettre en œuvre une présence de proximité par le biais d’actions préventives et de partenariats à l’échelle locale, notamment avec les postes de Gendarmerie mobile ;
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Assurer l’ordre public lors de manifestations ou de matchs ;
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Collaborer étroitement et au quotidien avec les partenaires, les polices communales vaudoises, la Douane suisse, les autres polices cantonales ainsi que la Gendarmerie française ;
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Assurer la sécurité des audiences dans les tribunaux d’arrondissements ;
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Appuyer la Gendarmerie Mobile dans sa mission de primo-intervenant.
En complément des missions générales ci-dessus, la TER a développé quatre concepts spécifiques :
La cellule graffitis : cette entité traite l’ensemble des affaires pénales liées aux graffitis et aux tags. Son action vise également à coordonner les investigations au niveau cantonal, intercantonal et international sur cette problématique.
Le peloton de montagne : ces femmes et ces hommes interviennent pour des accidents, des disparitions et toutes les interventions liées à l’activités de montagne (été comme hiver). Ils.elles collaborent étroitement avec les colonnes de secours et effectuent également de la prévention et de l’éducation. Les intervenant.e.s judiciaires montagne (IJM) sont des spécialistes expérimenté.e.s qui ont participé à des tests et des formations spécifiques.
Le peloton cycliste : de manière ponctuelle, ces gendarmes œuvrent à vélo afin de compléter les patrouilles motorisées et pédestres. Ils.elles renforcent la police de proximité de par leur visibilité et leur disponibilité. Certain.e.s gendarmes sont formellement membres du peloton cycliste et reçoivent une formation spécifique. D’autres peuvent également utiliser ce moyen si le poste est équipé.
Les répondant.e.s de proximité : ces gendarmes agissent sur des problèmes récurrents d’incivilités et d’insécurités qui nécessitent des interventions répétitives des patrouilles. Avec la mise en place d’un processus de résolution de problème spécifique, ils.elles répondent aux attentes et aux sollicitations de la population. Leur travail permet de faciliter l’implication, à tous les échelons, de l’ensemble des acteur.trice.s concerné.e.s par les problèmes de sécurité publique.
Les collaborateur.trice.s de la TER effectuent un travail très diversifié. Les semaines sont rythmées par du travail d’enquête (surveillance, investigation, audition), des patrouilles, la gestion de manifestations ainsi que des missions de proximité. Ils.elles permettent ainsi d’assurer les procédures judiciaires et/ou administratives dans la profondeur et offrent un service professionnel complet à la population. En complément, et comme tout.e gendarme, ils.elles peuvent se spécialiser dans d’autres domaines.
Forte d’environ 300 collaborateur.trice.s, la Gendarmerie Mobile (GM) assure prioritairement les missions de police-secours (appels au 117) et est présente sur l’ensemble du territoire vaudois. Elle est organisée en 6 sections actives 7 jours sur 7 et 24h/24h, placées sous la conduite d’officier.ière.s opérationnel.le.s. Les sections comptent chacune 4 unités (UGM) stationnées dans l’un des 4 centres de Gendarmerie, soit à Yverdon-les-Bains (Nord), Bursins (Ouest), Rennaz (Est) et Le Mont-sur-Lausanne (Centre).
Ces femmes et ces hommes agissent toute l’année en qualité de premier.ière.s intervenant.e.s sur tous types de missions, comme par exemple :
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intervenir sur des bagarres, rixes, violences domestiques, incendies, incivilités, levées de corps, demandes d’assistance, nuisances sonores ;
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renforcer la présence visible de proximité sur le terrain par des actions préventives ou répressives, en fonction des problèmes locaux signalés ou phénomènes délictueux ;
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traiter les accidents de la circulation, du dégât matériel à celui mortel, y compris sur l’autoroute;
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exercer la surveillance du trafic routier sur l’ensemble du canton ;
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accompagner certains transports spéciaux ou sensibles ;
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établir des constats et enregistrer des plaintes pénales (cambriolages, dommages à la propriété, vols, violences domestiques, agressions, etc.) ;
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gérer les événements judiciaires de courte durée et contribuer à la réussite de l’enquête, avec l’appui de la Gendarmerie Territoriale ou de la Police de sûreté ;
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assurer l’ordre public lors de regroupements, manifestations ou matchs ;
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collaborer étroitement au quotidien avec les partenaires, les polices communales vaudoises, la Douane suisse, les autres polices cantonales ou la Gendarmerie française.
Formé.e.s à toutes éventualités, les collaborateur.trice.s de la Gendarmerie Mobile, qui jouent un rôle important de primo-intervenant.e, suivent de nombreuses formations. Aguerri.e.s en sécurité personnel, secourisme, tir, conduite automobile ou encore en maintien de l’ordre, il leur arrive fréquemment de passer d’un type d’événement à un autre au cours de leur service. Il arrive par exemple qu’ils.elles se portent au secours d’un.e blessé.e, puis règlent la sécurité et le constat d’un accident, avant de se rendre au domicile d’une personne âgée pour lui porter assistance. Ainsi, ils.elles démontrent toute leur capacité à réagir rapidement, à se réorganiser, à s’adapter aux circonstances avec professionnalisme, tout en favorisant une action de proximité.
En fonction de son affectation, le.la gendarme œuvre initialement dans les domaines suivants :
Gendarmerie Mobile (GM)
ou
Gendarmerie Territoriale (TER)
Après quelques années de service, il.elle a la possibilité de rejoindre la circulation (unité circulation, bureau des accidents, législation, prévention routière et radar) ou une unité spéciale (brigade canine, groupe d’intervention (DARD), brigade du lac, zone carcérale ou spécialiste en dépiégeage (NEDEX)).
La Gendarmerie est organisée en 4 grands domaines :
- La Gendarmerie Mobile (GM)
- La Gendarmerie Territoriale (TER)
- La Circulation (CIRC)
- Les Unités Spéciales (US)
Ces entités sont elles-mêmes divisées et réparties dans le canton.
Dans le cadre du concours (examens), si un certificat médical de moins de deux ans est transmis (lors du dépôt de la candidature), des aménagement (précisés dans le certificat) peuvent être mis en place.
Par la suite, le plan de formation prévoit des aménagements comme, par exemple, le temps à disposition lors des examens.
En cas de doute (avant d’entreprendre les diverses démarches), demandez à un proche de vous désigner des véhicules dans la rue ou dans un parking. Si vous identifiez de manière correcte les couleurs, le test complémentaire mentionné ci-dessous ne devrait être qu’une formalité. En effet, un.e policier.ière se doit de pouvoir reconnaître les différentes couleurs de base (sans les nuances) lors d’interventions (habillement des personnes, véhicules, …).
Chaque candidat.e qui atteint la phase finale du processus de sélection pour l’école de police est soumis à un examen médical complet, qui comprend notamment une évaluation de la vision des couleurs. En cas de déficience plus ou moins importante de cette dernière, il appartient au médecin-conseil de déterminer l’aptitude ou non au métier de policier, sur la base de normes intercantonales. Le.la candidat.e, dont la vision des couleurs est partiellement perturbée, est soumis.e à des tests complémentaires spécifiques, axés sur des situations pratiques (description de vêtements, reconnaître la couleur de véhicules, etc.).
Divers emplois « uniformés » sont accessibles au personnel non-policier.
Il s’agit des fonctions suivantes :
- agent.e de transfert et de surveillance (ATS)
- assistant.e de sécurité publique (ASP)
- opérateur.trice Bureau Renseignements Police (BRP)
- opérateur.trice de trafic professionnel (OTP)
Le détail de ces diverses fonctions se trouvent ici.
Les postes disponibles seront mis au concours sur le site de l’Etat de Vaud à cet endroit.
Vous devez tout d’abord exercer votre métier de gendarme durant quelques années à la Gendarmerie Mobile (GM) ou en Gendarmerie Territoriale. La sélection (concours) pour le groupe d’intervention passe par des examens d’aptitudes physiques et psychologiques.
Pour des questions relatives à la reconnaissance de diplômes ou de certificats étrangers, nous vous prions de contacter le service de reconnaissance des qualifications professionnelles qui est à même de vous renseigner.
- Reconnaissances des diplômes étrangers
Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche de l’innovation SEFRI (ici) - Pour les questions précises auxquelles le site ne fournit pas de réponse : pointdecontact@sbfi.admin.ch
- La hotline (+41 58 462 28 26) est également à votre disposition du lundi au vendredi de 9:30 à 11:30.
Les tatouages pour le personnel en service en uniforme ou en civil sont autorisés, à l’exception de ceux :
- situés sur les mains, sauf ceux représentant une alliance ;
- situés sur le cou, la nuque ou le visage, sauf pour le maquillage permanent ;
- représentant des scènes morbides, à connotation sexuelle, politique, religieuse, extrémiste et/ou qui de toute autre manière pourraient contrevenir aux valeurs éthiques, morales et déontologiques.
Lors de représentations de la Gendarmerie à des séances officielles avec les autorités ou lors de cérémonies protocolaires (assermentations et promotions), les tatouages doivent être dissimulés s’ils se trouvent sur des parties visibles du corps en uniforme (port de vêtements à manches longues).